Dans le prolongement de la grève du 8 avril, le mardi 22 avril, une centaine de salariés d’Ile de France ont porté le drapeau de l’unité pour manifester leur rejet de la politique salariale de Dalkia.
Le salaire de M. Proglio, PDG de Veolia est de 2,552 millions € / an (+ 12% en 2007) – Source Les Echos
Déçus mais pas résignés
Malgré les vacances scolaires, les grévistes ont revendiqué une prime compensatoire de 1500€ pour tous. Mais cet appel n’a pas trouvé un écho suffisant auprès de leurs collègues, fortement déçus par la signature de l’accord salarial «coup de poignard» par les « nationaux » de FO, CFDT, CFTC, UNSA / slec sans même les concerter (lire INFOS N° 134)…
La déception n’a entamé pour autant leur volonté de poursuivre la mobilisation pour faire du mois d’octobre un moment de lutte et de revendication d’une ampleur jamais connue dans l’entreprise.
Cet accord scélérat est la résultante du travail diviseur entrepris en amont par les nationaux de FO, CGT, CFDT, CFTC, CGC, UNSA / Slec
Les faits : l’unité retrouvée des salariés ébranle la direction qui, pour pérenniser sa politique de bas salaire, joue la carte de l’individualisme et du «mérite» (à la tête du client) par un management dévastateur : d’un côté la flatterie et les promesses non tenues et, de l’autre, la coercition (contrainte) et la sanction.
Les fédérations syndicales
au secours de la direction
Aussi, pour briser ce processus unitaire [objectif stratégique du CGT-E] la direction s’est appuyée sur les fédérations syndicales nationales (extérieures à l’entreprise) et les délégués nationaux notamment ceux de la CGT, de l’UNSA/slec et de FO.
Ainsi, jamais une direction de Dalkia n’a été aussi amicale et complice avec les dirigeants fédéraux et les délégués syndicaux nationaux pour « mater les troupes » dans le but de briser la grève et étouffer les revendications légitimes des salariés.
La perversion des « nationaux » de la CGT Dalkia
Les délégués nationaux de la CGT ont bon dos de
déclarer qu’ils ne signeront pas l’accord et d’appeler,
après coup, à l’unité et à la mobilisation… après avoir participé activement à briser la grève du 8 avril et à peser de tout leur poids pour empêcher leurs propres adhérents de participer à cette action.
Par sectarisme stupide à l’égard du CGT-E ils se sont prononcés majoritairement contre leur adhésion à l’intersyndicale d’Ile de France. Honte à eux
Ils ont saisi le doyen des juges du Tribunal de Nanterre, pour une nième plainte contre le CGT-E qu’ils accusent aujourd’hui de « vol, faux et usage de faux, abus de confiance » ( ?)...
En multipliant les « délits », ces « nationaux » revanchards cherchent à criminaliser l’activité du CGT-E. Ce genre d’action crapuleuse destinée à briser les militants syndicaux les plus combatifs était jusque-là la panacée d’un patronat réactionnaire. Il devient l’arme des opportunistes de la CGT et des liquidateurs du syndicalisme de lutte, indépendant de la direction. Nous reviendrons plus longuement sur ce dossier dans le cadre d’une campagne nationale de dénonciation et de révélation de faits et d’éléments intangibles… de la corruption syndicale, notamment à la Fédération CGT de la Construction à laquelle est affiliée la CGT Dalkia. A suivre.
Des comportements opportunistes et nuisibles
Le comportement des délégués nationaux dans la bataille des salaires n’est pas anodin. Il est illustratif du rôle de vassaux dans lequel ils sont confinés. Leurs intérêts personnels ont primé sur ceux de leurs collègues (mais aussi de leurs adhérents et de leurs mandants) en lutte.
En effet, pour conserver leur statut de permanents syndicaux dans l’entreprise, ces derniers n’ont aucun mal à céder aux injonctions de leurs fédérations nationales (leurs liens sont désormais régis par des rapports de subordination) dont les rapports avec la direction ont dépassé le stade de la cordialité. Ils servent en fait de courroie de transmission des orientations fédérales s’inscrivant dans un syndicalisme de complaisance et d’accompagnement.
De plus, la majorité de ces délégués nationaux n’ont pas de problème de pouvoir (certains ont leurs propres entreprises). De ce fait, ils sont loin, mais très loin, des préoccupations des salariés… Les salariés ne sont pas dupes.
Quand ces aristocrates parlent de division,
nous leur répondons unité !
Conformément aux engagements pris par l’intersyndicale d’Ile de France, le CGT-E est prêt pour faire du mois d’OCTOBRE, un grand moment de lutte et de revendication. Action !





